بِسْمِ ٱللَّٰهِ ٱلرَّحْمَٰنِ ٱلرَّحِيمِ
Il y a deux moments et deux paroles. Au moment de se dévêtir, on dit bismillah. Et juste avant le rapport, on ajoute une invocation complète qui demande à Allah d'écarter le diable des époux et de l'enfant qui pourrait naître. Les deux valent pour l'homme comme pour la femme.
Au moment de se dévêtir
بِسْمِ اللَّهِ
Bismillah
(au nom d'Allah)
C'est le fait de prononcer le nom d'Allah qui voile les parties intimes du regard des jinns, et cela vaut quel que soit l'endroit. C'est ce qu'explique le cheikh Souleymane ar-Rouheyli.
Une conséquence pratique : si vous vous déshabillez dans une salle de bain ou des toilettes, on ne prononce pas le nom d'Allah à voix haute dans ces endroits. On le dit intérieurement.
La doua avant le rapport
Celle-ci se dit une fois, avant, et pas pendant.
بِسْمِ اللَّهِ، اللَّهُمَّ جَنِّبْنَا الشَّيْطَانَ، وَجَنِّبِ الشَّيْطَانَ مَا رَزَقْتَنَا
Bismillah, Allahumma jannibna ch-chaytan, wa jannibi ch-chaytana ma razaqtana
(au nom d'Allah. Ô Allah, écarte de nous le diable, et écarte le diable de ce que Tu nous accorderas)
1 fois, avant le rapport
« Si l'un de vous, lorsqu'il vient à son épouse, disait : « Au nom d'Allah. Ô Allah, écarte de nous le diable, et écarte le diable de ce que Tu nous accorderas », et qu'un enfant leur était alors destiné, jamais le diable ne pourrait lui nuire. »
Faidah. Ma razaqtana signifie « ce que Tu nous as accordé ». La formule ne nomme pas l'enfant, elle désigne ce qu'Allah donnera, quoi que ce soit. On demande donc la protection pour quelque chose qui n'existe pas encore, et dont on ne sait même pas s'il existera.
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La fin du hadith est forte : « jamais le diable ne pourrait lui nuire ». Les savants ne l'ont pas comprise comme une garantie d'infaillibilité, et ils en ont donné plusieurs lectures. Pour certains, le diable ne pourra pas lui nuire dans sa religion. Pour d'autres, il ne pourra pas atteindre son corps. D'autres encore y lisent que l'enfant ne mourra pas mécréant, ou qu'il sera pieux. Ces avis sont rassemblés notamment dans le Fath al-Bari d'Ibn Hajar.
Ce qui est certain, c'est que la promesse porte sur l'enfant à naître, et qu'elle est conditionnée par le hadith lui-même : « et qu'un enfant leur était alors destiné ».
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