بِسْمِ ٱللَّٰهِ ٱلرَّحْمَٰنِ ٱلرَّحِيمِ
Quand on entend l'adhan, il y a trois choses à faire, dans cet ordre : répéter après le muezzin, faire la salat sur le Prophète ﷺ, puis dire la doua qui demande pour lui l'intercession. Chacune est rapportée dans un hadith authentique, et la dernière vaut à celui qui la dit l'intercession du Prophète ﷺ au Jour de la Résurrection.
Répéter après le muezzin
Pendant que le muezzin appelle, on redit chaque phrase après lui, à voix basse.
« Quand vous entendez le muezzin, dites la même chose que lui. »
Une seule exception, sur les deux appels du milieu. Là où le muezzin dit hayya 'ala s-salah puis hayya 'ala l-falah, on ne répète pas, on dit :
لَا حَوْلَ وَلَا قُوَّةَ إِلَّا بِاللهِ
La hawla wa la quwwata illa Llah
(il n'y a de force ni de puissance qu'en Allah)
après chacun des deux appels
Le sens se tient : le muezzin appelle à venir, et on répond qu'on ne s'y rendra que par la force qu'Allah donne. Cette exception est rapportée par Muslim (n° 385) d'après 'Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه.
La salat sur le Prophète ﷺ
L'adhan terminé, on fait la salat sur le Prophète ﷺ avant de passer à la doua. La formule est celle que vous connaissez déjà du tachahoud, il n'y en a pas d'autre à apprendre pour ce moment précis.
« Quand vous entendez le muezzin, dites la même chose que lui, puis faites la salat sur moi. Car celui qui fait sur moi une salat, Allah fait sur lui dix salat en retour. Demandez ensuite à Allah de m'accorder al-wasila : c'est un degré au Paradis qui ne revient qu'à un seul des serviteurs d'Allah, et j'espère être celui-là. Celui qui demande pour moi al-wasila, mon intercession lui est due. »
La doua à dire juste après
C'est la doua principale de ce moment, celle qui demande pour le Prophète ﷺ ce que le hadith précédent recommande de demander.
اللَّهُمَّ رَبَّ هَذِهِ الدَّعْوَةِ التَّامَّةِ وَالصَّلَاةِ الْقَائِمَةِ آتِ مُحَمَّدًا الْوَسِيلَةَ وَالْفَضِيلَةَ وَابْعَثْهُ مَقَامًا مَحْمُودًا الَّذِي وَعَدْتَهُ
Allahumma rabba hadhihi d-da'wati t-tammah, wa s-salati l-qa'imah, ati Mouhammadan al-wasilata wa l-fadilah, wab'ath-hu maqaman mahmoudan alladhi wa'adtah
(ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad al-wasila et la faveur, et ressuscite-le dans la station louée que Tu lui as promise)
1 fois, juste après l'adhan
« Celui qui dit en entendant l'appel : « Ô Allah, Seigneur de cet appel parfait et de la prière qui va être accomplie, accorde à Muhammad al-wasila et la faveur, et ressuscite-le dans la station louée que Tu lui as promise », mon intercession lui est due au Jour de la Résurrection. »
Faidah. Al-wasila n'est pas ici un mot vague : le hadith de Muslim le définit lui-même comme un degré au Paradis qui ne reviendra qu'à une seule personne. On demande donc quelque chose de très précis, et de très grand, en quelques secondes.
L'autre doua, celle du pardon
Une seconde invocation est rapportée pour ce moment. Elle est plus courte et sa récompense est le pardon.
أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ، وَأَنَّ مُحَمَّدًا عَبْدُهُ وَرَسُولُهُ، رَضِيتُ بِاللهِ رَبًّا، وَبِمُحَمَّدٍ رَسُولًا، وَبِالْإِسْلَامِ دِينًا
Ach-hadou an la ilaha illa Llah wahdahou la charika lah, wa anna Mouhammadan 'abduhou wa rasoulouh, raditou bi-Llahi rabban, wa bi-Mouhammadin rasoulan, wa bil-islami dinan
(j'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Je suis satisfait d'Allah comme Seigneur, de Muhammad comme Messager et de l'islam comme religion)
1 fois, en entendant le muezzin
« Celui qui dit en entendant le muezzin : « J'atteste qu'il n'y a de divinité qu'Allah, seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Son Messager. Je suis satisfait d'Allah comme Seigneur, de Muhammad comme Messager et de l'islam comme religion », ses péchés lui sont pardonnés. »
Les savants précisent qu'il s'agit des petits péchés. Les grands demandent un repentir, pas seulement une parole.
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Faites une cause dès maintenantLe moment entre l'adhan et l'iqama
Une fois l'adhan fini, il reste un temps avant que l'iqama ne soit prononcée. Ce temps n'est pas un temps mort.
« La doua entre l'adhan et l'iqama n'est pas repoussée. »
C'est un créneau court, quelques minutes selon la prière, et il revient cinq fois par jour. Beaucoup le passent à regarder leur téléphone. Demandez ce que vous voulez, pour vous et pour vos proches.
Trois ajouts répandus qui ne viennent pas du hadith
إِنَّكَ لَا تُخْلِفُ الْمِيعَادَ innaka la tukhlifou l-mi'ad (Tu ne manques pas à Ta promesse), à la fin de la doua. Cette phrase n'est pas dans la version d'al-Bukhari. Elle vient d'une narration d'al-Bayhaqi, et une partie des savants l'acceptent pour cette raison. Le plus sûr reste de s'en tenir au texte de al-Bukhari.
الدَّرَجَةَ الرَّفِيعَةَ ad-darajata r-rafi'ah (le degré élevé), ajouté après al-fadilah. Al-Bukhari lui-même disait de cette formule qu'elle est très connue des gens mais qu'il ne l'a jamais vue dans les recueils de hadiths. On s'en passe.
Sadaqta wa bararta (tu as dit vrai et tu as bien agi), en réponse à as-salatou khayroun mina n-nawm au Fajr. Ce n'est établi ni en parole, ni en acte, ni en approbation du Prophète ﷺ. La règle générale reprend donc ses droits : on dit la même chose que le muezzin.
Ces trois ajouts sont répandus par habitude plus que par choix. Rien n'oblige à les reprendre, et le texte des hadiths se suffit à lui-même.
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